Route de la Craie – Ortillon
Construite en 1845, cette modeste église se compose d’une seule nef de 12 m de long et de 4,50 m de large terminée par une abside à trois pans. Un clocher carré tout en ardoises se dresse sur l’axe de faîtage. Elle est dédiée à sainte Madeleine, sainte patronne d’un prieuré dont l’existence, à cet emplacement, est attestée en 1118.
Une statue et, au-dessus de l’autel, une peinture de 1863 œuvre d’Edmond Louis Quignard (1844-1908), artiste peintre à Arcis-sur-Aube, la représentent avec l’un de ses attributs : une tête de mort, objet de sa méditation sur les vanités de ce monde.
La sobriété du décor invite au recueillement. Deux autres statuettes, Saint-Joseph portant l’enfant Jésus et Saint-Antoine de Padoue ornent cette petite église.
Built in 1845, this modest church consists of a single nave 12 m long and 4.50 m wide, ending in a three-sided apse. A square slate bell tower stands on the ridge axis. It is dedicated to Saint Madeleine, patron saint of a priory whose existence on this site is attested in 1118.
A statue and, above the altar, an 1863 painting by Edmond Louis Quignard (1844-1908), a painter from Arcis-sur-Aube, depict her with one of her attributes: a skull and crossbones, the object of his meditation on the vanities of this world.
The sobriety of the decoration invites contemplation. Two other statues, Saint Joseph Carrying the Child Jesus and Saint Anthony of Padua, adorn this small church.
Diese bescheidene Kirche wurde 1845 erbaut und besteht aus einem einzigen Schiff von 12 m Länge und 4,50 m Breite, das von einer dreiseitigen Apsis abgeschlossen wird. Ein quadratischer Glockenturm aus Schiefer erhebt sich auf der Firstachse. Die Kirche ist der heiligen Magdalena gewidmet, der Schutzheiligen eines Priorats, dessen Existenz an dieser Stelle 1118 belegt ist.
Eine Statue und über dem Altar ein Gemälde aus dem Jahr 1863 von Edmond Louis Quignard (1844-1908), einem Kunstmaler aus Arcis-sur-Aube, stellen sie mit einem ihrer Attribute dar: einem Totenkopf, dem Gegenstand ihrer Meditation über die Eitelkeiten dieser Welt.
Das schlichte Dekor lädt zur Andacht ein. Zwei weitere Statuetten, Saint-Joseph portant l’enfant Jésus und Saint-Antoine de Padoue, schmücken diese kleine Kirche.
Du XIIe jusqu’à moitié du XVe siècle, plusieurs générations de seigneurs se succèdent qui portent ce nom. Fin XIIe, Marguerite, dame d’Ortillon fait un don à l’abbaye de Montieramey pour son fils Guillaume qui y est moine. En 1441, Marie d’Ortillon, dame de Perrigny-en-Montagne et en partie d’Ormoy, rendait pour moitié la justice de ce village. Plusieurs décennies après elle, Pierre de Marolles achète les droits sur ce village, puis sa fille Guillemette en épousant en 1622 Gabriel des Réaulx, fait entrer en 1647 Ortillon dans les possessions de la famille des Réaulx, seigneurs de Coclois (voir le village de Coclois).
From the 12th to the middle of the 15th century, several generations of lords bore this name. At the end of the 12th century, Marguerite, Lady of Ortillon, made a donation to the Abbey of Montieramey for her son Guillaume, who was a monk there. In 1441, Marie d’Ortillon, Lady of Perrigny-en-Montagne and part of Ormoy, exercised half the jurisdiction of this village. Several decades later, Pierre de Marolles bought the rights to the village, and in 1647 his daughter Guillemette, who married Gabriel des Réaulx in 1622, made Ortillon part of the possessions of the des Réaulx family, lords of Coclois (see the village of Coclois).
Vom 12. bis zur Mitte des 15. Jahrhunderts folgen mehrere Generationen von Herrschern aufeinander, die diesen Namen tragen. Ende des 12. Jahrhunderts macht Marguerite, Dame von Ortillon, der Abtei von Montieramey eine Schenkung für ihren Sohn Guillaume, der dort Mönch ist. Im Jahr 1441 sprach Marie d’Ortillon, Dame von Perrigny-en-Montagne und teilweise von Ormoy, zur Hälfte die Gerechtigkeit in diesem Dorf aus. Mehrere Jahrzehnte nach ihr kaufte Pierre de Marolles die Rechte an diesem Dorf. Seine Tochter Guillemette heiratete 1622 Gabriel des Réaulx und brachte Ortillon 1647 in den Besitz der Familie des Réaulx, der Herren von Coclois (siehe das Dorf Coclois).
Le prieuré, sur l’emplacement duquel a été bâtie l’église, était de l’ordre de Saint-Benoît. Il dépendait de l’abbaye de Marmoutiers-les-Tours (37), et a été fondé à la fin du XIe siècle. La chapelle du prieuré est vendue comme bien national en 1799.
Un moulin à vent existait à Ortillon à 800 m au sud du village, sur une éminence au pied de laquelle se trouvait une belle crayère exploitée par puits et treuils. Ce moulin, propriété de la famille Lelarge, était à vendre en 1835. En 1845, il a été démonté et reconstruit à Ramerupt. Il n’existait plus 20 ans plus tard.
The priory, on whose site the church was built, belonged to the Order of Saint-Benoît. It depended on the abbey of Marmoutiers-les-Tours (37), and was founded at the end of the 11th century. The priory chapel was sold as national property in 1799.
A windmill existed at Ortillon, 800 m south of the village, on a hill at the foot of which was a beautiful chalk pit exploited by wells and winches. This mill, owned by the Lelarge family, was up for sale in 1835. In 1845, it was dismantled and rebuilt in Ramerupt. It no longer existed 20 years later.
Das Priorat, an dessen Stelle die Kirche errichtet wurde, gehörte zum Orden des Heiligen Benedikt. Es war von der Abtei Marmoutiers-les-Tours (37) abhängig und wurde Ende des 11. Die Kapelle des Priorats wurde 1799 als Nationalgut verkauft.
Eine Windmühle existierte in Ortillon 800 m südlich des Dorfes auf einer Erhebung, an deren Fuß sich eine schöne Kreidegrube befand, die mit Schächten und Winden betrieben wurde. Diese Mühle, die sich im Besitz der Familie Lelarge befand, stand 1835 zum Verkauf. Im Jahr 1845 wurde sie abgebaut und in Ramerupt wieder aufgebaut. 20 Jahre später existierte sie nicht mehr.