Route de la Craie – Pouan-les-Vallées

Eglise Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre, en forme de croix latine, est d’une grande unité architecturale malgré quatre phases de construction allant de la fin du XIIe au XVIe siècles.

Les parties basses de la nef et du transept témoignent de la transition entre art roman et art gothique. S’y trouve une tour-porche carrée massive du XIIIe siècle dont la flèche a été refaite en 1744. Les parties hautes de la nef, flanquée de deux bas-côtés, et du transept nord ont été reconstruites à la fin du XVe siècle reprenant l’architecture d’origine de l’édifice. Le chœur, les chapelles de Saint-Nicolas, du Rosaire et l’abside, achevés en 1535-1536, s’expriment à travers le vocabulaire du gothique flamboyant mêlant voûtes à liernes et tiercerons, soufflets et mouchettes.

On peut admirer une statue de la Vierge à l’enfant et une fresque très abîmée de saint Christophe, datées du XIVe siècle, le reste du mobilier est majoritairement du XVIe siècle. Les statues sont des exemples de l’art de la Champagne méridionale mais ont souffert d’un disgracieux badigeonnage au XVIIIe ou XIXe siècle. Le maître-autel est orné d’un retable en bois illustrant trois épisodes de la Passion du Christ ; sculpté entre 1540 et 1545, il appartient aux retables à « scènes narratives » d’origines flamande et bourguignonne. Lors de la restauration de la chapelle du Rosaire, une fresque du XVIe siècle est découverte dont la qualité révèle l’intervention d’un « maître ».

The Church of Saint Peter, in the shape of a Latin cross, displays great architectural unity despite four phases of construction ranging from the late 12th to the 16th centuries.

The lower parts of the nave and transept reflect the transition between Romanesque and Gothic art. There stands a massive square porch-tower from the 13th century whose spire was rebuilt in 1744. The upper parts of the nave, flanked by two aisles, and the north transept were rebuilt at the end of the 15th century, following the building’s original architecture. The choir, the chapels of Saint Nicholas and of the Rosary, and the apse, completed in 1535–1536, express themselves through the vocabulary of Flamboyant Gothic, combining lierne and tierceron vaults, soufflets, and mouchettes.

One can admire a statue of the Virgin and Child and a heavily damaged fresco of Saint Christopher, both dating from the 14th century; the rest of the furnishings are mostly from the 16th century. The statues are examples of the art of southern Champagne but suffered from an unsightly whitewash applied in the 18th or 19th century. The high altar is adorned with a wooden altarpiece illustrating three episodes of the Passion of Christ; carved between 1540 and 1545, it belongs to the “narrative scene” altarpieces of Flemish and Burgundian origin. During the restoration of the Rosary Chapel, a 16th-century fresco was discovered whose quality reveals the hand of a “master.”

Die Kirche Saint-Pierre, in Form eines lateinischen Kreuzes, weist trotz vier Bauphasen vom späten 12. bis zum 16. Jahrhundert eine große architektonische Einheit auf.

Die unteren Teile des Langhauses und des Querschiffs zeugen vom Übergang zwischen romanischer und gotischer Kunst. Dort befindet sich ein massiver quadratischer Turmvorbau aus dem 13. Jahrhundert, dessen Spitze 1744 erneuert wurde. Die oberen Teile des Langhauses, das von zwei Seitenschiffen flankiert wird, sowie des nördlichen Querschiffs wurden Ende des 15. Jahrhunderts unter Beibehaltung der ursprünglichen Architektur des Gebäudes neu errichtet. Der Chor, die Kapellen des heiligen Nikolaus und des Rosenkranzes sowie die Apsis, die 1535–1536 vollendet wurden, drücken sich durch die Sprache der Flamboyant-Gotik aus, mit Liernen- und Tierceron-Gewölben, Soufflets und Mouchettes.

Bewundern kann man eine Statue der Jungfrau mit Kind und ein stark beschädigtes Fresko des heiligen Christophorus, beide aus dem 14. Jahrhundert; der übrige Kirchenschatz stammt überwiegend aus dem 16. Jahrhundert. Die Statuen sind Beispiele der Kunst der südlichen Champagne, haben jedoch unter einem unschönen Anstrich des 18. oder 19. Jahrhunderts gelitten. Der Hochaltar ist mit einem hölzernen Retabel geschmückt, das drei Episoden aus der Passion Christi darstellt; zwischen 1540 und 1545 geschnitzt, gehört es zu den Retabeln mit „narrativen Szenen“ flämischen und burgundischen Ursprungs. Bei der Restaurierung der Rosenkranzkapelle wurde ein Fresko aus dem 16. Jahrhundert entdeckt, dessen Qualität die Hand eines „Meisters“ erkennen lässt.

Ecole & trésor de Pouan

Ecole

Pouan a connu plusieurs maisons d’école, depuis le début du XIXe siècle : une école de garçons, une école de filles tenue par les sœurs Ursulines puis par les sœurs de la Providence, qui prodiguaient aussi des soins. École, en craie, construite par Basile Bérey en 1841 L’ancienne école de garçons, construite en craie en 1841 par Basile Bérey (1796-1873), devient l’école de filles après la construction en 1880-81 de la mairie-école qu’on connaît aujourd’hui. D’autres bâtiments construits depuis (salle de classe en 1960 et cantine en 2018) ou réaménagés (salle de motricité) permettent l’accueil dans les meilleures conditions de 80 enfants répartis en quatre classes de maternelle et CP, des villages de Pouan-les-Vallées, Bessy, Rhèges et Charny-le-Bachot.

 

Trésor de Pouan

Découvert en 1842 près du village, ce trésor, constitué de lames en fer et de bijoux en argent, en or ornés de grenats, date du Ve siècle. Il est issu d’une sépulture longtemps considérée comme celle de Théodoric, roi des Wisigoths, ayant participé à la bataille des champs catalauniques en 451. Le découvreur a offert les lames au musée de Troyes et vendu l’or à un bijoutier de la ville. En 1860, Napoléon III rachète l’or pour sa collection et l’académie de Troyes lui offre les armes. Afin que ce patrimoine reste proche des lieux de la découverte, l’empereur légue l’ensemble au musée de Troyes, aujourd’hui musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Saint-Loup. Dans les années 2000, un programme scientifique a permis de préciser l’origine des grenats de ce trésor. L’étude révèle qu’ils proviennent d’Asie, d’Inde du Nord et aussi de Ceylan, où l’on trouve les plus beaux…

School

Pouan has had several school buildings since the early 19th century: a boys’ school, a girls’ school run first by the Ursuline sisters and later by the Sisters of Providence, who also provided medical care. The former boys’ school, built of chalk in 1841 by Basile Bérey (1796–1873), became the girls’ school after the construction in 1880–81 of the present-day town hall–school. Other buildings built since then (a classroom in 1960 and a cafeteria in 2018) or renovated (a motor skills room) allow for the best possible reception of 80 children distributed across four nursery and first-grade classes, coming from the villages of Pouan-les-Vallées, Bessy, Rhèges, and Charny-le-Bachot.

 

Treasure of Pouan

Discovered in 1842 near the village, this treasure—composed of iron blades and silver and gold jewelry set with garnets—dates from the 5th century. It comes from a burial site long thought to be that of Theodoric, king of the Visigoths, who took part in the Battle of the Catalaunian Fields in 451. The discoverer donated the blades to the Troyes museum and sold the gold to a jeweler in the city. In 1860, Napoleon III bought back the gold for his collection, and the Troyes academy offered him the weapons. To ensure that this heritage remained close to the place of discovery, the emperor bequeathed the entire collection to the Troyes museum, now the Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Saint-Loup. In the 2000s, a scientific program clarified the origin of the garnets in this treasure. The study revealed that they came from Asia, northern India, and also Ceylon, where the finest specimens are found…

Schule

Pouan hat seit Beginn des 19. Jahrhunderts mehrere Schulgebäude gekannt: eine Jungenschule, eine Mädchenschule, die zunächst von den Ursulinen und später von den Schwestern der Vorsehung geleitet wurde, die auch medizinische Pflege leisteten. Die ehemalige Jungenschule, 1841 aus Kreide von Basile Bérey (1796–1873) erbaut, wurde nach dem Bau des heutigen Rathaus-Schulgebäudes in den Jahren 1880–81 zur Mädchenschule. Weitere seitdem errichtete (ein Klassenzimmer 1960 und eine Kantine 2018) oder umgestaltete Gebäude (ein Bewegungsraum) ermöglichen die bestmögliche Aufnahme von 80 Kindern, die auf vier Vorschul- und Erstklassen aus den Dörfern Pouan-les-Vallées, Bessy, Rhèges und Charny-le-Bachot verteilt sind.

 

Schatz von Pouan

Dieser Schatz, bestehend aus Eisenklingen sowie Silber- und Goldschmuck, der mit Granaten besetzt ist, wurde 1842 in der Nähe des Dorfes entdeckt und stammt aus dem 5. Jahrhundert. Er entstammt einer Grabstätte, die lange Zeit als diejenige des Theoderich, König der Westgoten, galt, der an der Schlacht auf den Katalaunischen Feldern im Jahr 451 teilgenommen haben soll. Der Entdecker schenkte die Klingen dem Museum von Troyes und verkaufte das Gold an einen Juwelier der Stadt. Im Jahr 1860 kaufte Napoleon III. das Gold für seine Sammlung zurück, und die Akademie von Troyes schenkte ihm die Waffen. Damit dieses Kulturerbe in der Nähe des Fundortes blieb, vermachte der Kaiser die gesamte Sammlung dem Museum von Troyes, das heute Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Saint-Loup heißt. In den 2000er-Jahren ermöglichte ein wissenschaftliches Programm eine genauere Bestimmung der Herkunft der Granaten dieses Schatzes. Die Studie ergab, dass sie aus Asien, aus Nordindien und auch aus Ceylon stammen, wo sich die schönsten Exemplare finden…

L'usine & la tuilerie

L’usine

L’emplacement de l’ancien moulin de Pouan, détruit par un incendie le 13 septembre 1902, est vendu en l’état (chute d’eau, rives et berges de retenue d’eau sur la Barbuise…) en novembre 1921. La Société Coopérative Agricole d’Electricité (SCAE), constituée pour produire et distribuer la lumière et la force électrique aux habitants de Pouan, achète le moulin pour exploiter la chute d’eau. L’usine hydroélectrique est édifiée en 1922. Le réseau de distribution et les lampes de rues sont installés par la commune en 1923. Un contrat de concession du réseau électrique est établi avec la SCAE le 14 février 1924. Production et distribution débutent en septembre 1924. Dès 1928, un moteur Blackstone de 34 CV garantit la continuité de production. Un poste de transformation de 30 000 V est mis en place en juillet 1934. En avril 1962, la concession communale est reprise par la SICAE de Précy-Saint-Martin, à la demande de la Sté de Pouan-les-Vallées. Le 1er avril 1974, l’exploitation du réseau de Pouan-les-Vallées passe à EDF. Le moulin (ex-usine électrique), le terrain et les compteurs sont cédés à la commune.

 

La tuilerie

La tuilerie de Pouan est créée en 1840 par un groupement d’actionnaires avec à sa tête le marquis de Chavaudon. Charles Girardin, notaire, maire d’Arcis de 1832 à 1852, obtient le droit d’exploitation de tourbières qu’il possède au même lieu. La tourbe sert de combustible au four de la tuilerie. La tuilerie exploite l’argile grise aIIuvienne de la vallée de l’Aube et un sable provenant d’un petit lambeau du Tertiaire sur une colline crayeuse dite la Côte-Ronde à Chaudrey. Les tuiles et briques, ont une couleur très pâle et sont d’une dureté et d’une ténacité remarquables. La Société recherche des mouleurs-tuiliers expérimentés pour lancer la fabrication ; c’est à Montigny-Lencoup (77) qu’elle recrute trois tuiliers qui s’installent en 1841 avec leurs familles. Plusieurs régisseurs se succèdent au fil du temps. Le dernier est Victor Hariot, entrepreneur de maçonnerie à Arcis-sur-Aube. La veine d’argile s’étant révélée plus limitée que prévu, les produits n’ont plus les mêmes qualités d’homogénéité et de résistance. La fabrication s’arrête en 1874, les machines sont vendues, le bâtiment d’exploitation et les deux fourneaux sont détruits. Il ne reste que le corps de logis, encore existant de nos jours. La production se retrouve sur les constructions alentour comme à Saint-Etienne-sous-Barbuise sur la mairie-école… Les briques sont souvent employées avec celles de la tuilerie de Sézanne dont les produits d’un rouge presque noir permettent l’alternance de bandes claires et foncées et des modénatures variées

The Factory

The site of the former Pouan mill, destroyed by a fire on September 13, 1902, was sold as-is (waterfall, banks, and reservoir edges on the Barbuise…) in November 1921. The Agricultural Electricity Cooperative Society (SCAE), established to produce and distribute electricity to the inhabitants of Pouan, purchased the mill to exploit the waterfall. The hydroelectric plant was built in 1922. The distribution network and street lamps were installed by the municipality in 1923. A concession contract for the electrical network was signed with the SCAE on February 14, 1924. Production and distribution began in September 1924. By 1928, a 34-horsepower Blackstone engine ensured continuous production. A 30,000-volt transformer station was installed in July 1934. In April 1962, the municipal concession was taken over by the SICAE of Précy-Saint-Martin, at the request of the Pouan-les-Vallées society. On April 1, 1974, the operation of the Pouan-les-Vallées network passed to EDF. The mill (former power plant), the land, and the meters were transferred to the municipality.

 

The Tile Factory

The Pouan tile factory was established in 1840 by a group of shareholders led by the Marquis de Chavaudon. Charles Girardin, notary and mayor of Arcis from 1832 to 1852, obtained the rights to exploit peat bogs he owned in the same area. The peat was used as fuel for the tile factory’s kiln. The factory exploited the gray alluvial clay of the Aube valley and a sand from a small patch of Tertiary soil on a chalky hill called the Côte-Ronde in Chaudrey. The tiles and bricks have a very pale color and remarkable hardness and toughness. The company sought experienced tile molders to start production; three tile makers were recruited from Montigny-Lencoup (77) and settled in 1841 with their families. Several managers succeeded one another over time. The last was Victor Hariot, a masonry contractor from Arcis-sur-Aube. Since the clay vein proved more limited than expected, the products no longer had the same homogeneity and strength. Production ceased in 1874, the machinery was sold, and the factory building and two kilns were destroyed. Only the main building remains today. The tiles were used in nearby constructions, such as in Saint-Étienne-sous-Barbuise for the town hall–school… The bricks were often used together with those from the Sézanne tile factory, whose almost black-red products allowed alternating light and dark bands and varied moldings.

Die Fabrik

Das Gelände der ehemaligen Mühle von Pouan, die am 13. September 1902 durch ein Feuer zerstört wurde, wurde im November 1921 im Ist-Zustand verkauft (Wasserfall, Ufer und Dämme am Barbuise…). Die Landwirtschaftliche Elektrizitäts-Genossenschaft (SCAE), gegründet zur Erzeugung und Verteilung von Elektrizität an die Bewohner von Pouan, kaufte die Mühle, um den Wasserfall zu nutzen. Das Wasserkraftwerk wurde 1922 errichtet. Das Verteilungsnetz und die Straßenlampen wurden 1923 von der Gemeinde installiert. Ein Konzessionsvertrag für das Stromnetz wurde am 14. Februar 1924 mit der SCAE abgeschlossen. Die Produktion und Verteilung begannen im September 1924. Ab 1928 sorgte ein 34-PS-Blackstone-Motor für die kontinuierliche Stromproduktion. Eine 30.000-Volt-Umspannstation wurde im Juli 1934 installiert. Im April 1962 wurde die kommunale Konzession auf die SICAE von Précy-Saint-Martin übertragen, auf Antrag der Société de Pouan-les-Vallées. Am 1. April 1974 ging der Betrieb des Netzes von Pouan-les-Vallées an EDF über. Die Mühle (ehemaliges Elektrizitätswerk), das Gelände und die Zähler wurden der Gemeinde übergeben.

 

Die Ziegelei

Die Ziegelei von Pouan wurde 1840 von einer Aktionärsgruppe unter der Leitung des Marquis de Chavaudon gegründet. Charles Girardin, Notar und Bürgermeister von Arcis von 1832 bis 1852, erhielt die Nutzungsrechte für Torfmoore, die er an derselben Stelle besaß. Der Torf diente als Brennstoff für den Ofen der Ziegelei. Die Ziegelei nutzte den grauen alluvialen Ton des Aube-Tals und einen Sand aus einem kleinen Tertiärstreifen auf einem kreidehaltigen Hügel namens Côte-Ronde in Chaudrey. Die Ziegel und Dachziegel haben eine sehr helle Farbe sowie bemerkenswerte Härte und Festigkeit. Das Unternehmen suchte erfahrene Ziegelformer, um die Produktion aufzunehmen; drei Ziegler wurden 1841 aus Montigny-Lencoup (77) angeworben und ließen sich mit ihren Familien nieder. Im Laufe der Zeit wechselten mehrere Verwalter. Der letzte war Victor Hariot, ein Maurerunternehmer aus Arcis-sur-Aube. Da sich die Tonader als kleiner als erwartet erwies, hatten die Produkte nicht mehr die gleiche Homogenität und Festigkeit. Die Produktion wurde 1874 eingestellt, die Maschinen verkauft und das Betriebsgebäude sowie die beiden Öfen zerstört. Nur das Hauptgebäude ist heute noch vorhanden. Die Produkte wurden in den umliegenden Bauten verwendet, etwa in Saint-Étienne-sous-Barbuise für das Rathaus-Schulgebäude… Die Ziegel wurden oft zusammen mit denen der Ziegelei von Sézanne verwendet, deren fast schwarzrote Produkte den Wechsel von hellen und dunklen Bändern sowie vielfältige Formen ermöglichten.